Cavafis, pourquoi ? - Poèmes traduits par François Sommaripas

Jours de 1901

Il y avait en lui ceci d'unique
que malgré une vie dissolue,
une grande expérience des choses de l'amour
façonnée au fil du temps,
par instants - très rares –
il donnait l'impression d'une chair virginale.

Sa beauté de vingt-neuf ans,
si éprouvée par le stupre
donnait étrangement en ces moments
l'impression d'un adolescent qui,
avec maladresse,
livre son corps à l'amour
pour la première fois.

1927 - 131

Traduction : François Sommaripas

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