Cavafis, pourquoi ? - Poèmes traduits par François Sommaripas

Julien en Nicomède

Inconsidérées, dangereuses et vaines
ces louanges des idéaux des Hellènes.

Incantations, visites aux temples païens.
Enthousiasmes pour les dieux anciens.

Discussions fréquentes avec Chrysantios.
Les théories du philosophe (par ailleurs brillant) Maximos.

Le résultat? Gallus s'inquiète pour de bon.
Constantius, est plein de soupçons.

Les conseilleurs, c'est sûr, sont allés loin.
Cette affaire, se dit Mardonius, ne me plait point,

il est bien temps que tout cela se tasse. –
Et Julien reprend de nouveau sa place

à l'église de Nicomède comme lecteur
oú, à voix haute et avec ferveur,

il lit les Saintes Ecritures. Et le peuple
sa piété chrétienne admire.

1924 - 111

Traduction : François Sommaripas

Haut de page