Cavafis, pourquoi ? - Poèmes traduits par François Sommaripas

La devanture du tabac


Ils se trouvent, parmi d'autres gens,
devant la devanture éclairée du tabac.
Leurs regards, croisés par hasard,
trahissent, furtivement, avec hésitation,
le désir interdit qui monte de leur chair.
Puis sur le trottoir, inquiets,
ils échangent un sourire, un signe léger.

Et ensuite le fiacre fermé ...
L'approche sensuelle des corps;
l'union des mains, l'union des lèvres.

1917 - 71

Traduction : François Sommaripas

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